Nouvelles pièces.                121
défunt Baratier, de ladite fqmme de onze mille deux cent tant de livres, ladite Béjard feroit payée defdites fommes de trois mille deux cens livres d'une part et 91 livres d'autre et intérêts d'icelle, frais et dépens ; à ce faire ledit fmdic contraint comme dé-pofitaire de juftice, quoi faifant déchargé ; et aupa­ravant faire droit fur les autres demandes en préfé­rence et conteftations des autres partie^, Sa Majefté les auroit renvoyées auxdites requêtes de l'Hôtel pour lui être donné avis et icelui rapporté et vu, leur être fait droit ainfi que de raifon, et condamné ladite veuve Baratier aux dépens envers ladite Bé­jard ; ceux à l'égard des autres parties réfervés.
Après cet arrêt contradictoire et rendu avec fi grande connoiffance de caufe, ladite Béjard ne croyoit pas qu'il pût s'y rencontrer aucun obftacle pour en retarder l'exécution ; cependant, par la mau-vaife foi et les fuites tant dudit findic que de ladite veuve Baratier, il en feroit arrivé autrement; car icelle Béjard ayant envoyé exprès, en ladite ville de Viviers, François Coiffier, huiffier au grand Confeil, pour contraindre ledit findic au payement defdites fommes principales, intérêts et dépens, il n'y a forte de traverfes ni de chicanes qu'il n'ait mis en ufage pour en éluder l'effet ; s'étant; cn premier lieu, abfenté ou caché et fait dire à Magdeleine Menge, fa fceur, qu'il avoit laiflée feule en fon logis, qu'il étoit allé à Ia ville de Toulouze pour les affaires du